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SHERBROOKE — Toujours à l’affût de la nouveauté, le Festival des traditions du monde de Sherbrooke (FTMS) innove en présentant cette année des artistes de stature internationale de la musique gnaoui, à la base africaine mais implantée au fil des siècles au Maroc.
C’est grâce à une partie de la contribution de 147 000 $ d’Industrie Canada et aux échanges de la présidente du FTMS, Malika Bajjaje, originaire de ce pays du Maghreb, que l’événement peut avoir lieu. Ainsi donc, dans le cadre du FTMS, du 11 au 15 août, le fort couru Palais de l’Orient se transformera en Ryad des Gnaouas pour permettre aux «maâlems» (maîtres de musique) Mohamed Kouyou et Abdeslam Alikane et leurs six musiciens chacun d’offrir leurs prestations. Le second maâlem est un des fondateurs du Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira, au Maroc, d’où revient justement Mme Bajjaje, dans le cadre d’un partenariat avec le FTMS. Et comme activité culturelle là-bas, c’est majeur: 400 000 personnes y assistent dans une ville de 70 000 habitants.
Pour ce qui est la musique gnaoui, et avant que les Sherbrookois la découvrent sur le site du FTMS, il faut juste savoir que dans le cas de Abdeslam Alikane, de renommée internationale, on parle de rites de transes, également appelés lilas. En regard de l’ensemble de la programmation de la 13e édition du FTMS, toujours sur l’emplacement du Centre Julien-Ducharme, elle sera dévoilée dans trois semaines. En outre, le directeur général de l’organisme, Jean-Charles Doyon, a indiqué que le coup de pouce du gouvernement fédéral permettra de faire davantage de promotion. Source : François Gougeon, La Tribune, 7 juillet 2010
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